C’est magique !

Deux brèves, dans l’actualité, pour finir la semaine ; deux seulement, même si ce n’est pas ce qui manque, pour reparler de l’un des thèmes chers à MetaMorphosis : la responsabilité.

Tout d’abord, revenons sur le fiasco industriel Alstom à l’occasion de l’audition de son ancien PDG, Patrick Kron, devant une commission d’enquête parlementaire (Le Monde du 05 Avril 2018 «Rachat d’Alstom par GE : Patrick Kron ne convainc pas les députés», ici).
Nous ne reviendrons pas sur les conditions très critiquées de la vente d’Alstom à l’américain General Electric, déjà largement documentées et justifiant quatre ans après qu’une commission parlementaire s’y intéresse encore.
Rappelons juste, au-delà des pures conditions financières et contractuelles de l’opération, que cette vente place des pans entiers de l’industrie française, considérés comme stratégiques, en situation de totale dépendance vis-à-vis des Etats-Unis. On ne s’étonnera plus de la permanente déconnexion entre discours politique et réalité économique, entre la soi-disante nécessité absolue de défendre l’indépendance de la France et la vente d’entreprises telle Alstom essentielles à la filière nucléaire.
Pourquoi nous bassiner avec le « secret des affaires » si c’est pour vendre les affaires stratégiques?
Nous ne reviendrons pas non plus sur les primes extrêmement généreuses dont a été gratifié Patrick Kron pour avoir vendu (bradé?) l’entreprise qu’il dirigeait.

Le Monde nous rappelle l’un des motifs de l’audition de Patrick Kron devant les parlementaires : «Et d’abord de sa probité. Des élus de droite et de gauche, mais aussi Arnaud Montebourg, ministre de l’économie au moment du rachat, et même Emmanuel Macron, son successeur, ont accusé M. Kron d’avoir vendu Alstom à GE pour s’éviter des poursuites de la justice américaine dans une affaire de corruption. L’un de ses ex-cadres dirigeants, Frédéric Pierucci, purge encore une peine de prison aux Etats-Unis et le groupe a finalement transigé et payé fin 2014 une amende de 772 millions de dollars au Trésor américain».

Pour la petite histoire, s’agissant de ce cadre d’Alstom emprisonné aux Etats-Unis, Frédéric Pierucci, la vice-présidente de la commission d’enquête a précisé lors des auditions, s’adressant à Patrick Kron : «La personne de M. Pierucci ne bénéficie de plus aucun soutien, il n’a reçu aucune visite de la part de représentants de la société Alstom, il est emprisonné pour trente mois, vous n’avez pas reçu la famille et il a plus d’une centaine de milliers d’euros de frais d’avocat non payés…». Avec ces gens-là, on devient vite un paria…

Ce qui nous intéresse ici, ce sont les arguments avancés par Patrick Kron.
Tout d’abord un grand classique pour justifier les conditions de la vente d’Alstom : «Sans la vente à GE, cela aurait été un bain de sang social».
Sommes-nous bêtes, pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ! Dans toute cette affaire, le seul voyant rouge qui a dicté l’attitude de la direction d’Alstom, c’est bien évidemment la défense des salariés et de l’emploi. Ne soyons pas médisants, quand Patrick Kron part avec plusieurs millions de primes, retraite chapeau et tout l’attirail qui va bien avec, c’est pour protéger l’emploi des salariés… On attends qu’il nous dise qu’il n’a pas voulu se livrer à la justice américaine pour protéger l’emploi!
Sur son action en tant que dirigeant exécutif d’Alstom, Patrick Kron nous sert encore du classique : «je ne suis coupable de rien, si ce n’est d’avoir vendu l’entreprise pour sauver des milliers d’emplois en France et dans le monde». Pourquoi «coupable»? Est-ce une obsession ou un aveu? La commission enquête seulement sur les responsabilités des différents acteurs du dossier. Responsabilité est un mot qui ne lui viendra par contre jamais à la bouche. En politique ou à la tête de grandes entreprises, certains se sont définitivement exonérés de toutes responsabilités propres à leur fonction ou leur action. La marche aujourd’hui est une exonération de toute forme de culpabilité.

Ensuite, et plus rapidement, la seconde actualité: une vidéo de Macron en visite à l’hôpital, largement reprise sur les réseaux sociaux (France Bleu le 05 Avril 2018 «Échange tendu entre Emmanuel Macron et des infirmières de l’hôpital de Rouen», ici).
Sur l’échange lui-même que nous n’avons pas trouvé spécialement «tendu» comme l’a indiqué l’ensemble de la presse, nous devons reconnaître que Macron a pris des cours, non pas de communication (c’est toujours aussi laborieux et creux), mais de self-control, toute irritation se traduisant rapidement en un comportement suffisant et arrogant… habituelle réponse aux gens qui ne sont pas de sa classe sociale, «ceux qui ne sont rien» et qui de surcroît sembleraient ne rien comprendre! Tenez-vous le pour dit, nul n’a le droit de faire ni leçon, ni remarque au Maître!

Revenons simplement sur cette embardée «magique» assénée d’un ton méprisant: « Il n’y a pas d’argent magique ! ». Vive la loi sur les fake-news, il va prendre cher notre président !!
Il n’existe donc pas d’argent magique… et pourtant, depuis 2015 la Banque Centrale Européenne a créé plus de 2.500 milliards d’euros dans le cadre de ses politiques (inutiles et néfastes car trop tardives) de quantitative easing, qui n’ont au final, de l’aveu même de la BCE, en très grande partie pas profité à l’économie réelle mais essentiellement à l’économie financière (rachats d’actions, versements de dividendes, reconstitution des trésoreries…).
Par définition, ces 2.500 milliards d’euros sont de l’argent magique qui ne repose sur rien et ne servent à pas grand chose.

L’argent magique existe, mais pas pour tout le monde…

Photo de Positive Money Europe- (ici)

MM.

Intelligence artificielle : tu auras les honneurs mon fils

Nous en parlions sur MetaMorphosis dans une récente tribune : parmi les grands défis de la société française, le développement de l’intelligence artificielle tient une place fondamentale, aux côtés des problématiques liées au réchauffement climatique.
Nous rappelions également que sur des sujets d’avenir importants, le nouveau gouvernement ne répondait pour l’instant que par d’anciennes solutions surannées, marque de son incompréhension des enjeux qui viennent confronter son avenir, celui du pays et ses propres certitudes. A l’occasion de la présentation des axes de sa politique en matière d’intelligence artificielle, suite au rapport Villani (un grand mathématicien, fait-il pour autant malgré toute la bonne volonté, un grand politique et un visionnaire?), Médiapart porte sous la plume de Romaric Godin (ici) un regard critique mais lucide.

Débarrassons-nous tout de suite de l’habillage promotionnel de la chose, pratique désormais courante de la politique macronienne, mais nécessaire pour replacer le débat dans toute sa dimension.
«Comme souvent, l’exécutif fait de bons constats. Mais ces bons constats sont souvent le paravent communicationnel d’une action au bout du compte décevante et fondamentalement classique de l’État français. Jeudi 29 mars, le chef de l’État, Emmanuel Macron, a prononcé un discours ampoulé sur le sujet. Un seul chiffre en est ressorti : 1,5 milliard d’euros supplémentaires d’ici à 2022, tous dispositifs confondus. En moyenne, c’est 3,75 % d’augmentation de l’ensemble des dépenses publiques d’innovation. Cet argent était déjà promis par François Hollande. En réalité, il n’y a rien de nouveau. Il est difficile de voir là les moyens d’une véritable percée dans un domaine où l’on gagne du terrain à coups de milliards. Les investissements de recherche d’Amazon, à lui seul, s’élèvent à 16 milliards d’euros par an».

Effet d’annonce, vide de toute réalité, mais rien d’étonnant. Faisons un petit détour : à sa décharge comme ses prédécesseurs depuis une vingtaine d’années, ce gouvernement n’a qu’un seul mot à la bouche, «réforme», «réformer». Un petit détour par l’épistémologie grâce au Littré. «1625 : rétablissement de l’ancienne discipline dans une maison religieuse» ; «1690 : suppression des abus» ; «1762 : fait d’écarter de l’armée un homme… reconnu inapte au service» ; «1837 : mettre à la réforme, au rebut (Balzac )».
Nous en sommes bien là : réformer c’est mettre au rebut tout ce que l’on considère inapte, pour revenir aux anciennes disciplines et pratiques. A-t-on vraiment besoin de réformer, ne doit-on pas plutôt adapter?
Reformer donc c’est faire table rase de ce qui existe, de ce qui a été lentement construit, et regarder vers le passé (une bonne définition en somme de la politique actuelle du gouvernement), alors qu’adapter c’est prendre en compte l’existant et chercher à le faire coïncider à l’avenir avec les nouveaux enjeux.
Au final, en matière d’intelligence artificielle, tout ceci ne semble pas si éloigné de la politique gouvernementale actuelle.

Continuons la lecture de l’article de Médiapart, après le renoncement français que traduit l’inexistence d’un budget digne de ce nom : «Dans la chaîne de valeur de l’IA, la France n’a pas d’autres ambitions que de devenir un lieu de sous-traitance de certaines fonctions. En soi, pourquoi pas. Sauf que le pouvoir de décision ne sera pas maîtrisable par la France ou l’UE, mais par les géants privés. Or les conséquences de cette absence de pouvoir ne sont pas maîtrisables : les grands groupes privés feront leurs choix d’implantation en fonction de leurs intérêts. La place de la France dépendra ainsi de trois critères : le coût du travail, un niveau d’imposition faible et un flux de subventions publiques déguisées. Pour conserver les si précieux investissements, la France devra accepter ces trois conditions».
Puis «Mais il y a davantage. L’IA est aussi un enjeu éthique. C’est aussi pour cela que les représentants de l’intérêt général sont hautement concernés et devraient s’interroger sur la nécessité d’un développement autonome de la recherche publique dans l’IA. Là encore, Emmanuel Macron n’a pas manqué de recourir dans son discours à ses habituels termes ronflants sur le sujet. «Quand la technique sert le bien commun, tout va bien. Mais le jour où une start-up ne se référera pas à la préférence collective, nous aurons un problème», a-t-il affirmé … «La stratégie du gouvernement n’est pas étonnante : elle traduit cette confiance fondamentale de l’exécutif dans les mécanismes du marché et sa défiance envers l’action de l’État. Mais dans le cadre de l’IA, cette vision est à très haut risque : elle place la France dans un état de dépendance vis-à-vis des géants privés du secteur, conduit au renoncement sur la question de l’éthique, et risque de placer le pays sur un créneau de moyen de gamme qui a déjà prouvé ses limites dans d’autres secteurs ».

Comme en matière d’écologie, ce gouvernement est-il à la hauteur des enjeux? Ce gouvernement prend-t-il en compte les expériences passées et actuelles, a-t-il tiré les conséquences des échecs, des insuffisances des politiques d’aide à la recherche et développement ? Assurément non.

Ce gouvernement est-il toujours aussi obsédé par cette nécessité de casser, de réformer pour parler «start-up France», sans voir que les acquis actuels nécessitent d’être adaptés aux nouveaux enjeux ? Assurément oui.
La France débloque déjà, tous dispositifs confondus, 10 milliards d’euros par an dans l’innovation, sans que cette politique ait permis à la France de se hisser sur la scène mondiale du numérique.
Plus que miser sur une politique de subventions à l’ancienne, le chef de l’État dit vouloir solliciter l’investissement privé avec tous les risques que cela représente. M. Macron s’est démené pour pousser des fleurons de la technologie tels que Deepmind, Google, Samsung, Fujitsu, Microsoft ou IBM à annoncer ces deux derniers jours un centre de recherche, une chaire ou un plan de formation, mais à quel prix…

Également au cœur du plan présidentiel, la recherche. Elle constitue, en France comme ailleurs, le nerf de la guerre. Pour retenir les chercheurs français attirés comme des aimants par la Silicon Valley, Emmanuel Macron lance un «programme national», coordonné par l’Institut national de recherche en informatique et en automatique. L’objectif est de faire émerger «un réseau d’instituts dédiés localisés dans quatre ou cinq endroits en France», accompagné par un programme de chaires individuelles, afin «d’attirer les meilleurs chercheurs mondiaux et de doubler les capacités de formation en IA».

En revanche, le président de la République n’a pas voulu doubler les salaires des chercheurs du secteur public en France, alors que la faiblesse des rémunérations doublée de la difficulté de faire carrière en tant que doctorant dans l’Hexagone, décourage les vocations et pousse les meilleurs hors de nos frontières.

Chers doctorants, Chers chercheurs,
Vous avez le choix entre:
Des Honneurs Académiques, si vous travaillez pour la «start-up France» – avec peu voire pas de salaires et sans conditions de travail valorisantes.
ou la totale (salaire, conditions, honneurs…) si vous décidez d’aller travailler pour Google ou Microsoft…

Espérons qu’à terme, l’Intelligence artificielle puisse remédier au manque de bon sens qu’a perdu la France.
Les seuls honneurs pour seule motivation, ont très rarement nourri et incité l’homme à rester pour peu qu’il soit un minimum ambitieux.

Mais vu ainsi, nul doute que la France sera gagnante… ou pas.

MM.

En référence à l’article de Romaric Godin paru dans Médiapart, 30 Mars 2018- «Intelligence artificielle : la stratégie perdante du gouvernement» ici

Aux petits hommes, l’Humanité pas reconnaissante !!!

Victor Hugo prenait plaisir à affubler Napoléon III du sobriquet de Napoléon le Petit.
Une façon de dire qu’il n’est pas toujours aisé de se glisser dans un costume trop grand pour soi. Les discours, formules toutes faites et actes politiques marqués du sceau de siècles anciens et révolus du Petit Président nous font penser que les enjeux et la complexité du monde nouveau sont trop grands pour lui.
Il y a comme une résonance de l’histoire que devant l’incompréhension d’un monde complexe et pluriel, le retour aux schémas de pensée anciens est la seule façon que le faible et le peureux sait donner à son action. S’il ne comprend pas -et ne cherche pas à comprendre- ce que sera fait demain, mieux vaut alors retourner aux recettes d’hier qui, même si elles n’ont pas fonctionné, ont le mérite d’avoir été déjà expérimentées.

Un seul exemple pourrait suffire : de quoi sera fait le travail demain avec sa mécanisation à outrance et l’émergence de l’intelligence artificielle? Faut-il réétudier et réévaluer la notion même de travail, économiquement parlant mais surtout d’un point de vue anthropologique et sociologique? Faut-il revoir notre conception de la valeur ajoutée en ne la limitant plus au seul travail humain? Autant de questions et bien d’autres auxquelles il ne sera pas répondu. Pour le Petit Président et ses congénères, pour lesquels la seule loi est de «ne pas respecter les règles», faisant d’eux et de l’État comme le soulignait très bien Pier Paolo Pasolini, de purs anarchistes, la réponse est de revenir à une notion du travail avant l’institutionnalisation du salariat.
L’Histoire avance par sauts de géants dans le passé.

Mais ne soyons pas médisants et positivons… Nicolas Sarkozy (encore un «petit» Président) avait réglé la crise financière de 2008 en quelques semaines. Mieux encore, on s’en souvient tous, il avait mis fin aux paradis fiscaux en deux coups de cuillère à pot.
Quand on entend aujourd’hui le Commissaire européen Moscovici se glorifier d’avoir purgé l’Europe de ses paradis fiscaux, nous avons envie de crier au plagiat !

Le plus grand défi contemporain est sans aucun doute le réchauffement climatique et toutes ses conséquences sur la flore, la faune, les sols, l’eau, les déplacements de populations… Ces dernières semaines nous ont encore apportés des confirmations de l’urgence en la matière, n’en déplaise à Trump, mais à sa décharge, il ne peut pas jouer au golf et s’occuper de la planète; de toute façon il n’a toujours pas compris la différence entre climat et météo.
Ainsi une centaine de chercheurs bénévoles de 45 pays ont publié le 23 Mars une étude montrant une disparition progressive et rapide des terres cultivables, donc à terme des ressources alimentaires. Le 13 Mars une autre étude mettait en évidence que près de la moitié des espèces animales était menacée à court terme. Une autre encore -et l’on pourrait malheureusement multiplier les exemples- de la Banque Mondiale, insiste sur l’accroissement des populations déplacées et l’augmentation inquiétante du processus.

Face à ces enjeux, que fait donc la France ? C’est vrai, le grand Chef auto-proclamé de l’écologie, Nicolas Hulot, réfléchit à réintroduire deux ourses dans les Pyrénées. Il doit bien avoir peur le réchauffement climatique !! En fait non, il doit bien rire car le même Hulot, «en même temps», autorise la construction de milliers de kilomètres d’autoroutes. Nous, à la place des ourses, nous dirions « merci mais sans nous… ».
Petit Président n’est pas en reste et c’est Médiapart sous la plume de Jade Lingaard qui nous conte cette magnifique fable. On se souvient du coup marketing (le climat est avant tout une affaire de communication) après l’annonce de Trump à la sortie de l’accord de Paris «Make Our Planet Great Again».

Cette fois-ci nous avons droit à un film «promotionnel».
Médiapart nous raconte :
«Un esprit frappeur a-t-il détourné le compte YouTube de la présidence de la République ? Depuis le 24 mars, jour de passage à l’heure d’été, une vidéo nous fait entendre la voix d’Emmanuel Macron.
Il parle en anglais, avec son accent légèrement nasillard et explique que «nous perdons notre bataille contre le changement climatique mais aussi contre l’effondrement de la biodiversité». Cette phrase, il l’a déjà prononcée lors du One planet summit, le sommet du business sur le climat qu’il a organisé à Paris en décembre. «Si vous ne voulez pas vous réveiller un matin et qu’il soit trop tard, montrez que vous vous sentez concernés. Que vous êtes prêts à rejoindre le combat pour la nature», poursuit-il, prenant son élan oratoire avant de livrer le cœur de son message : «Éteignez toutes vos lumières. Je suis en train de le faire ici, au palais de l’Élysée.»
De fait, au même moment, défilent des images de l’intérieur de l’Élysée plongeant dans l’obscurité. À la fin du plan, même le bâtiment présidentiel devient invisible.
Éteignez vos lumières ? «Cette action est importante», poursuit la voix. Certes nous devons totalement changer notre manière de consommer, produire, et de nous comporter. Mais «des millions de personnes sont déjà unies dans le monde. Connectez-vous à la terre».

Fallait y penser ! «Éteignez vos lumières»

Et Jade Lingaard de poursuivre : « Demander à chacun d’éteindre ses lumières, c’est la négation de trente ans de politiques environnementales. C’est exactement le contraire de ce qu’il faut faire pour réduire massivement les émissions de CO2 : une politique systémique, de long terme, et de fond. Pire, c’est la caricature du discours écologiste sur le petit geste citoyen que des milliers de militants, chercheurs, acteurs des politiques publiques et chefs d’entreprises combattent depuis des années ».

Un peu d’audace, une vision, des actions à long terme, des engagements suivis et tenus…c’est sans doute trop pour notre couple d’apprentis écologistes. Comme pour l’emploi, les gens qui ne veulent pas comprendre l’avenir, regardent vers le passé et nous resservent de vieilles comptines qui datent des années 70 et du premier choc pétrolier.
«Alors Mister President : atterrissez, rallumez vos lumières et faites-nous un vrai plan d’action pour le climat, avec plein d’indemnités kilométriques vélo et des logements à très basse consommation dedans. Please».

MM.

En référence à l’article de Médiapart, du 27 Mars 2018 : «Syndrome de l’interrupteur à l’Élysée Palace» (ici).