Dimanche, jour du Seigneur…

Dimanche, jour du Seigneur ⛪️ … mais on va parler de sexe sur MetaMorphosis.
Non pas celui des lanceurs mais celui du maire du Havre, au prénom de saint prédestiné en cette journée, Luc Lemonnier.

Successeur du Premier Sinistre Édouard Philippe (comme dirait Coluche), au poste de premier magistrat de la ville du Havre, il s’est retrouvé contraint à la démission suite à l’envoi à plusieurs femmes de photographies explicites de son petit jésus… dans tous ses états !

Que Dieu le pardonne.

Le premier témoignage concernant les pratiques exhibitionnistes de Saint Luc, remonte à 2011…

Au total se sont quatre femmes qui accusent le maire d’envoi répété d’images pornographiques non sollicitées.
Luc, sous la contrainte, a décidé de démissionner : grave erreur selon nous, la sollicitation d’une audience auprès du Pape François lui aurait permis de garder son poste !

On a souvent parlé sur MetaMorphosis de la présomption d’innocence, de son utilisation et même de son abus par certains pour tenter de justifier, en dépit de l’accablement des faits et même parfois d’une condamnation en première instance, que leur virginité n’est pas atteinte.
Luc tient également à sa virginité et à son innocence. Et toute la clique de ses amis au premier desquels Édouard Philippe, y va de sa défense sur un autre registre, peu éloigné au final de celui de la présomption d’innocence: la vie privée. Parce que les alertes de ces quatre femmes ont été nombreuses au sein de la Mairie et du parti majoritaire, y compris jusqu’à Édouard Philippe, mais elles ont été ignorées.

« Encore ! » aurait-on tendance à dire à MetaMorphosis!

La vie privée a bon dos pour s’exonérer de toutes responsabilités. Outre qu’ils étaient non désirés, les envois de ces photographies ont été destinés à des personnes avec lesquelles Luc avait des relations professionnelles et même dans certains cas de subordination. Ce n’est quand même pas la même chose que d’envoyer l’icône du petit Jésus à des inconnues ou des personnes rencontrées en d’autres occasions. Ça arrange Luc c’est sûr, mais également la majorité municipale et l’ancien maire devenu premier ministre pour justifier de n’avoir rien fait, de n’avoir pas tenu compte de faits ténus et répétitifs. Encore !

C’est donc bien ça. Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir ! Ce qui est sûr, c’est que ça ne les dérange pas…

MM.

Un lanceur d’alerte à la Cité scolaire Rive Gauche à Toulouse

C’était vendredi 22 mars, que se tenait un travail pédagogique à la Cité Scolaire Rive Gauche de Toulouse, avec des élèves en « orientation média et information ».
Du journalisme avec Fabrice ARFI co-responsable du pôle enquête chez Mediapart, au lanceur d’alerte avec Nicolas Forissier.


📚 De vastes sujets abordés, de l’information sans frontière à l’exil fiscal.

Et pour conclure cette journée, un mot pour le lanceur…et son histoire

« Les élèves ont été fascinés par votre histoire, digne d’un polar, et votre engagement au service de vos valeurs, de l’intérêt général et du vivre ensemble. Une rencontre très marquante 🙏🙏 Ça vaut 100 cours d’éducation morale et civile (EMC). »

Pascal Cabaret Rueff, professeur d’histoire géographie, EMC, EMI (éducation média Info)

Nous remercions ce Lycée pour l’accueil chaleureux qui nous a été fait.

MM.

« Parce que c’est son projet ! »

Parce ce que c’est son projet et qu’il en va de l’intérêt général de la France, il faut prendre régulièrement quelques nouvelles de la start-up Nation. Savoir comment elle va…et pour l’instant ça ne va pas très fort. Sans vouloir être médisants, faisons un point intermédiaire sur l’action de Macron et son gouvernement à la tête de la start-up nation France. Plongeons-nous dans ses secrets de fabrication…

Point intermédiaire de la situation:

  • Convaincre Trump de revenir dans la COP21: raté!
  • Réformer l’Europe avec l’Allemagne : raté !
  • Faire d’énormes cadeaux fiscaux aux ultras riches pour re-dynamiser l’économie : raté !
  • Défendre les libertés publiques et individuelles, accroître la participation des citoyens à la vie politique : raté !
  • Lutter contre le réchauffement climatique et diminuer les émissions de gaz à effets de serre : raté !

Stop.

On a tous été un peu benêts d’attendre des résultats de ce président et de ce gouvernement, car le mal vient de loin. N’oublions pas que le principal artisan, alors secrétaire général adjoint à l’Élysée de l’une des plus grande gabegie financière de ces dernières années, le CICE, s’appelait…Macron.

Aujourd’hui…Toulouse-Blagnac

Un autre affaire sortie par voix de presse ces derniers jours, un projet que Macron avait lui même défendu avec force, en dépit d’un nombre incalculable d’alertes qui avaient été portées à la connaissance de tous, dès l’origine !
Parlons de la privatisation partielle de l’aéroport de Toulouse Blagnac qui recèle tous les ingrédients de ce qu’il ne faut pas faire si l’on a un tant soit peu pour souci, la défense de l’intérêt général.

Allons-y pour une liste non-exhaustive des anomalies repérées:

  • prix de cession inadapté
  • choix du repreneur non professionnel et n’offrant pas les garanties financières nécessaires pour le moins étranges.
  • clauses particulières ne visant qu’à protéger des intérêts particuliers au détriment de ceux de la collectivité …
  • secret à tous les étages

Et dire que cet homme aurait été un banquier d’affaire … sans doute dans une autre vie !

Par une décision du 11 mars 2019 devant la Cour d’appel administrative de Paris, le Rapporteur Général a relevé nombre d’anomalies et manques de respect des règles du cahier des charges de la privatisation de l’aéroport toulousain ce qui pourrait conduire à la nullité des actes administratifs de cession de cet actif.
Il ouvre ainsi la voie à une possible annulation de la vente, les actes passés alors, étant considérés comme nuls.

L’acquéreur vendeur

Pour mémoire on rappellera que l’acquéreur chinois de l’époque avait totalement disparu dans la nature pendant de longs mois avant de réapparaître, qu’il s’est servi au détriment de l’État qui dans les faits reste actionnaire majoritaire, un énorme dividende venant plomber les comptes et les investissements futurs nécessaires et qu’il a évoqué récemment sa volonté de céder ses parts à un prix sensiblement supérieur à celui qu’il avait versé à l’État lors de son acquisition.

En temps « normal »

Dans le monde réel que semblent ignorer Macron et son Gouvernement, outre le fait qu’une telle opération n’aurait jamais eu lieu dans ces termes, l’éventuel responsable commercial et financier qui aurait pu agir de la sorte, aurait été remercié dans les plus brefs délais avec pertes et fracas.
Il est par conséquent un peu facile de tout mettre sur le dos de l’incompétence même si dans le cas présent elle semble flagrante.

Plus choquant encore et l’on est sans doute ici face à l’expression d’un sentiment d’impunité, c’est l’assurance et l’insistance avec laquelle Macron s’était permis à l’époque de répondre à ses détracteurs, assurant le menton haut et fier, que ces derniers ne comprenaient rien à l’ opération éminemment bénéfique qu’il faisait réaliser ainsi à la Collectivité !

Devant une telle avalanche de dysfonctionnements (pour rester poli) et d’une telle arrogance, on ne peut que légitimement s’interroger sur d’éventuelles motivations cachées à réaliser dans ces conditions une cession dont on sait pertinemment que la Collectivité n’en sortira pas gagnante. Ce sont ici de simples interrogations mais, à notre avis, elles nécessiteraient d’être approfondies.

Comme nous l’avons souvent souligné sur MM. et quitte à se répéter sur ce dossier mais aussi sur celui de la future privatisation de l’aéroport de Paris ou encore des conditions ubuesques des concessions autoroutières, nous sommes au centre de la philosophie politique et économique de ce gouvernement à savoir un transfert massif de bien publics dans des conditions totalement défavorables pour la Collectivité à des intérêts privés, avec pour fil rouge la pensée éminemment idéologique et de classe selon laquelle les intérêts privés des détenteurs du capital transcenderaient l’intérêt général.
On retrouve cette pratique et cette idée, aussi bien dans les cas concrets que nous venons d’évoquer que dans tout le travail législatif de ce gouvernement et de sa majorité, à l’exemple même de la loi secret des affaires ou encore comme nous l’avons vu ces derniers jours, dans la position défendue par la France sur la Directive Européenne de la protection de lanceurs d’alerte.

MM.

Lutte et carences contre la délinquance économique et financière

Lutte contre la délinquance financière:
«Les carences de la lutte contre la délinquance économique et financière.»

«La Cour des comptes s’alarme d’un affaiblissement de la police judiciaire, alors que ces infractions sont en forte hausse.»


Le Monde – «Les carences de la lutte contre la délinquance économique et financière».

Le Monde – «Les carences de la lutte contre la délinquance économique et financière».

Au delà du constat que chacun peut faire sur l’absence criante de moyens alloués pour la lutte contre la délinquance financière, le rapport de la Cour des Comptes met clairement en évidence ce que beaucoup pressentent, à savoir que bien que ce type de délinquance connaisse la plus forte progression loin devant les atteintes aux personnes et aux biens, il s’agit d’un choix éminemment politique contraignant la Cour a exiger des ministères concernés qu’ils prennent les mesures adéquates.

(Cour des Comptes – Référé du 12 Décembre 2018 : les moyens consacrés à la lutte contre la délinquance économique et financière

Si «la justice française s’enorgueillit d’avoir démontré sa capacité à frapper vite et fort contre la grande délinquance financière, avec la sanction de 4,5 milliards d’euros» infligée à la banque UBS, il suffit – après la Cour des Comptes -, de demander au lanceur ce qu’il en pense… «frapper fort» sans doute, mais «vite» ? Dix ans d’attente pour l’un d’entre nous, et ça n’est pas fini.

Derrière le discours habituel d’une prétendue difficulté technique et juridique à lutter contre la délinquance financière dont nos hommes politiques aiment à se parer pour ne rien faire, cette missive de la Cour des comptes vient confirmer ce que nous disons depuis longtemps sur MetaMorphosis, que cette délinquance financière devrait être une priorité de politique publique et que l’inaction des gouvernants n’est là que pour protéger des intérêts particuliers et au final dans la pratique qui est la leur, légaliser des comportements répréhensibles.

Ce désintérêt de la classe politique tout bord confondu pour ces questions de délinquance financière, les lanceurs d’alerte du secteur peuvent en témoigner; si quelques affaires emblématiques semblent heureusement aller à leur terme, elles ne doivent pas cacher la forêt de tous les comportements demeurés impunis, d’affaires en cours médiatisées, mais surtout celles enterrées voire jamais instruites.

MM.

Protection des lanceurs d’alerte, « l’ hypocrisie française »

À priori le projet protecteur des lanceurs d’alerte imaginé par le Parlement Européen a peu de chance de voir le jour en tous les cas pour l’une de ses dispositions novatrices, le choix du canal d’alerte laissé à la discrétion du lanceur d’alerte.


🔴 Le blocage

Comme déjà évoqué, deux États entre autres, France et Allemagne s’y opposent, voulant imposer un modèle semblable à la loi Sapin2 c’est à dire une alerte préalable en interne.


🔴 « l’hypocrisie française ».

Dans une interview donnée ce jour, Virginie Rozière Députée européenne, confirme l’opposition de Macron à une extension du champ de protection des lanceurs, fustigeant «l’hypocrisie française».

Nous espérons – de cette « hypocrisie » -, que la Députée ne la découvre pas aujourd’hui…


🔴 « L’ hypocrisie » par le choix

A MetaMorphosis depuis le début, nous doutions sur la capacité du Parlement de mener à terme son projet. Rien d’étonnant en effet : on ne peut pas « en même temps » retranscrire dans le droit français la directive Secret des Affaires d’une façon très stricte allant même au-delà du texte d’origine et, accepter un dispositif plus large de protection des lanceurs d’alerte.

Il y a de fait une incompatibilité entre ces deux dispositions, l’une posant le secret comme principe, l’autre la transparence.

Il faut bien faire un choix , et celui de Macron et de la France a été fait depuis un certain temps… avec le « secret des affaires »

De façon plus générale, il n’est pas difficile de comprendre que le texte proposé par le Parlement Européen va à l’encontre même de la culture politique de Macron.


🔴 « L’ hypocrisie » par l’exemple

Par leurs actions, les lanceurs conduisent d’une part à l’expression d’une plus grande transparence au sein des organisations. On ne peut pas dire que la transparence soit le fort de ce gouvernement et de cette majorité où l’on voit fleurir toutes les semaines mélange des genres et soupçons de conflits d’intérêt. On ne peut pas dire non plus, que la transparence soit une notion qui compte pour Macron quand on le voit à l’œuvre dans la gestion de l’affaire d’État Benalla où il aura passé son temps à couvrir les infractions et délits commis par son collaborateur.

D’autre part, par leur action, les lanceurs d’alerte mettent à jour des dysfonctionnements qui devraient normalement conduire l’organisation et ses dirigeants à remettre en cause leur fonctionnement et leur décision. Or, nous le voyons bien à la fois dans son approche du monde de l’entreprise et dans l’incarnation monarchique de sa fonction, que Macron est incapable de toute remise en cause considérant les entreprises comme un monde quasi parfait et les dirigeants, ces fameux premiers de cordée, comme infaillibles. Dans sa culture celui qui est en haut de l’échelle (sans regarder comment il a pu y arriver) a nécessairement raison et représente les valeurs de probité et de rationalité dont la théorie économique qu’il défend prétend représenter les agents.

Tout le monde le sait, en théorie tout va bien..

Il n’est pas étonnant dans ces conditions, – sa vision étant malheureusement largement partagée au-delà de son camp -, que seule la hiérarchie demeure en mesure de répondre efficacement aux alertes; il faut juste comprendre que notre Président parle de l’efficacité pour l’entreprise et non de celle pour la société.

Dans cette position nous sommes au cœur de sa politique: les intérêts privés des premiers de cordée doivent dicter l’intérêt général.

MM.

A sa façon, MetaMorphosis vous remercie.

Sensible

«Aussi brutalement que nous survient l’alerte,
Aussi très doucement vos soutiens nous confortent,
Pour que nos hurlements ne restent pas mainmorte
Pour que le Collectif MetaMorphosis n’œuvre pas en pure perte
Nos mots et nos écrits ne soient pas lettre morte
Et que votre attention ne demeure pas inerte
Nos pages et nos actions ne restent pas désertes
Vos dires, vos réactions souvent nous réconfortent
ça nous fait chaud au cœur, même si ça ne rapporte
Nous n’avons pas lancé l’alerte en pure perte.
Merci à tous, merci à vous ».

Valérie                                                                                                                                  

Pragmatique  

« Merci à vous tous qui nous faites confiance, on compte sur vous pour continuer»
Céline

Altruiste

« Chères abonnées, Chers abonnés, Futurs abonnés, Nous avons passé la barre des 700 abonnés et si le temps de vous dire merci est venu, je ne saurais m’en satisfaire.
Derrière ce travail et ces publications il y a un Collectif qui fait de son mieux pour vous offrir des tribunes et des points de vue critiques sur l’actualité de l’alerte.
Sans vous et sans votre nombre, nous ne sommes pas grand chose devant des ONG dont certaines d’entre elles, ont décidé de trahir la cause libre et résistante des lanceurs d’alerte. Chez nous, vous ne trouverez ni traîtres ni renégats.
Enfin, il est temps de vous dire merci et de continuer à demeurer libres et égaux car nous avons décidé de ne jamais fermer les yeux. Grâce à votre soutien, nous demeurons des vigies indépendantes, apolitiques et espérons continuer à vous aider dans vos démarches et réflexions. Parce que la vérité ne meurt jamais. »
Nicolas

Formaliste

«Nos très chers lecteurs,
Vous êtes toujours plus nombreux à nous suivre et nous avons atteint les 705 abonnés sur notre page Facebook!
Nous comptons sur vous pour nous aider à étendre notre audience, si comme nous vous estimez que nos publications contribuent à éclairer les citoyens en apportant une seconde lecture de l’actualité, en rapport direct ou indirect avec les problématiques de l’alerte.»

Gilles

Objectif … avec une pointe d’humour

« Avec MetaMorphosis, entrez dans la Matrice pour savoir ce qui se cache derrière le système.
Faites le bon choix, choisissez la pilule Rouge !
Merci à tous ceux qui nous ont déjà rejoint. »
 
Mathieu

Matrix – Pilule bleue ou rouge

Collectif

Chacun de nous souhaitait en son nom et au nom du Collectif, vous remercier pour le soutien que vous apportez à MetaMorphosis.
En espérant que l’on continue ensemble l’aventure; n’hésitez pas à prendre la parole, à participer aux discussions de Groupe et relayer nos publications.
Le Collectif MetaMorphosis (MM.)

CICE: elle n’est pas belle la vie ?

Le CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi), rien à redire, pour les grosses entreprises, c’est d’une grande efficacité ! Percevoir de l’argent public, sans contrepartie soit sans réelle obligation de résultat…Elle n’est pas belle la vie?

Même si le gouvernement s’oppose à le faire, et pour cause, c’est bien la question de l’efficacité du CICE qui est posée. Était-il utile d’injecter des dizaines de milliards d’euros d’argent public pour soutenir les entreprises ? Et surtout dans quels buts ?      

CICE : une polémique quant à son efficacité                                                    

 « Les cas qui ont suscité le plus de polémique sont ceux des grandes entreprises qui ont supprimé des emplois alors même qu’elles recevaient cette aide publique, à l’image d’Auchan, de Sanofi et de Carrefour…Au cours des dernières années, de nombreuses voix se sont élevées pour réformer le CICE, en imposant aux grandes entreprises des contreparties contraignantes en matière d’emploi ou de salaires, ou en les forçant à rembourser les aides en cas de plan social. Mais rien de tel n’a été mis en place. »


journal Le Monde: « Qui bénéficie des 20 milliards d’euros du CICE ? »

Un constat amer :

« 2000 emplois menacés chez Conforama »

Puis Ford – « Gironde: Ford aurait touché environ 20 millions d’euros d’aides publiques directes depuis 2013 pour son site de Blanquefort ». Ici se joue le sort de 850 salariés. C’est aussi 40 millions d’euros d’aides au total selon les syndicats. « Les syndicats estiment qu’au total les aides dépassent les 40 millions d’euros contre les 26 millions avancés par Ford, car ils prennent en compte les aides « indirectes » qui ont bénéficié à l’entreprise, comme le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et les mesures de chômage partiel (puisque l’employeur bénéficie d’une allocation de l’État correspondant aux heures chômées). »

Pour Ford, une solution ?

Voilà qui est dit : « L’État ne peut pas, en droit, demander à Ford, dont l’usine de Blanquefort va fermer, de lui rembourser les aides perçues au cours des dernières années » – Benjamin Griveaux porte-parole du gouvernement.

Par conséquent :

Si l’objectif initial du CICE était « le financement de l’amélioration de [la] compétitivité [des entreprises] à travers notamment des efforts en matière d’investissement, de recherche, d’innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique et énergétique et de reconstitution de leur fonds de roulement », il convient de rappeler que préservation (d’emploi) n’est pas création, et que le CICE représente une manne de 20 milliards d’euros par an …sans de réelles contreparties réclamées aux bénéficiaires.

Disons les choses clairement : le CICE n’est rien d’autre qu’une mesure permettant une baisse massive des impôts des entreprises déguisée en allègement de charges en passant par la case « aides publiques ».

Ce n’est pas de la « politique économique », mais juste un « choix politique » d’aide massive à une catégorie bien précise de la population.

Aucune stratégie industrielle dans ce dispositif, aucune politique sectorielle à l’œuvre, aucun axe de politique écologique, aucune ciblage en terme de gamme… Le CICE ne cherche pas non plus à accroître la compétitivité des entreprises, sauf à nous faire croire que quel que soit le secteur d’activité ou la branche, les entreprises auraient exactement les mêmes soucis de productivité.

Baisser l’impôt sur les sociétés de 20 milliards d’euros aurait eu le même résultat : très peu de création nette d’emploi, très faible augmentation des salaires, peu d’investissements par rapport aux sommes en jeu, mais explosion des dividendes qui dans leur majorité ont dû servir à l’acquisition de titres d’entreprises (étrangères) sur le marché secondaire donc sans incidence aucune sur l’économie nationale, ou alimenter les comptes bancaires dans les paradis fiscaux.

Un pognon de dingue, pour un résultat de dingue ! Elle n’est pas belle la vie ? Commençons par demander aux salariés.

MM.

Urgence climatique: vers un défenseur de l’environnement ?

Urgence climatique : « il faut créer un défenseur de l’environnement sur le modèle du défenseur des droits ».
Voilà ce que propose Cécile Muschotti, députée La République en marche du Var qui a remis une note en ce sens au ministre de la transition écologique.

Sans doute la Députée en marche est-elle allée trop vite ces derniers temps. Laissons-la continuer sa route, mais nous, arrêtons-nous un instant, histoire de reprendre notre souffle tant d’une surprise trop grande, il en fut coupé.
« Il faut créer un défenseur de l’environnement sur le modèle du défenseur des droits » Il faudrait – parce que c’est urgent -, une « autorité indépendante », qui se situe au-dessus de « tout parti politique », sur le modèle du défenseur des droits, « et s’assurer que la société dans son ensemble, mette tout en œuvre pour protéger l’environnement ».

Cécile Muschotti, députée La République en marche du Var

Sans doute parce qu’il y a urgence et que, pour mieux y répondre, il faudrait créer à l’image du Défenseur des droits – un défenseur de l’environnement. Parce qu’il est important en situation d’urgence, d’établir un cadre où « urgence » pourrait se définir comme telle.

Sans doute parce qu’il y a urgence, il est nécessaire de mettre entre ceux qui alertent déjà et que les pouvoirs publics n’entendent pas, un intermédiaire qui alerterait et qui lui serait entendu ! le champ démocratique, c’est par le haut qu’on y accède, même s’il y a le feu dans les chaumières.

Sans doute parce qu’il y a urgence, il est nécessaire par ce dispositif de mettre de facto une étape supplémentaire qui consisterait à saisir ce défenseur, et ce, pour aller plus vite. Il serait « chargé d’une mission unique : développer la médiation économique et sociale » : traiter le problème quand on n’a aucun pouvoir, c’est surtout bavasser autour de celui-ci, alors même qu’il s’agirait sans attendre de prendre les premières mesures qui s’imposent…

Parce qu’enfin « Nous avons considéré il y a quelques années que les droits de chaque citoyen devaient être mieux protégés par la création d’un défenseur des droits » selon Madame Muschotti. C’est dire de l’état de santé de nos droits quand ils ne sont pas représentés par un corps intermédiaire…
Madame Muschotti propose donc de mettre en place un défenseur indépendant reconnu comme légitime qui « effectuerait des signalements quand les règles ne sont pas respectées ! ». Très clairement, les lanceurs d’alerte ne sembleraient pas, eux, légitimes ou pas totalement. Mais ça, au regard des traitements qui leurs sont réservés tout comme les traitements de leurs alertes, tous l’avaient compris.

L’urgence climatique c’est comme l’urgence à traiter ce qui est dénoncé par les lanceurs … Urgent, oui, mais pour mieux traiter, mieux vaut bien «encadrer» et de façon verticale pour n’avoir à plus rien traiter du tout, ou à défaut, peu mais avec lenteur. A rappeler que sans doute aurions-nous été mieux protégés si les Autorités compétentes en charge de résoudre les dysfonctionnements décelés, s’étaient penchés sur ce qui posait sérieusement problème à la minute où ils en furent informés.
Agir ? non ! D’abord on structure, ensuite on discute puis on voit.

Comme dirait Isabelle Michallet, -Professeur de droit public à l’université Jean-Moulin-Lyon-, dans sa Tribune écrite pour le journal Le Monde : Mon idée pour la France : il faut « punir la criminalité environnementale »

Isabelle Michallet, -Professeur de droit public à l’université Jean-Moulin-Lyon-

Ne soyez pas inquiets … Face à l’urgence climatique (qui attendra), si les actes forts semblent absents, les idées, elles, germent encore: mettre en place un défenseur de l’environnement qui alerterait, mais comment n’y avons-nous pas pensé plus tôt ?

« Bon sang mais c’est bien sûr, c’était ça un défenseur de l’environnement qui nous manquait jusque là ! C’est pour ça qu’on n’y arrivait pas aussi… »


Isabelle Saporta, journaliste pour RTL Matin

En tous les cas, ce ne sont ni les politiques, ni les élus qui nous épargneront de la catastrophe qui guette; l’urgence climatique, environnementale, c’est bien parce qu’il y a urgence que ça n’attend pas.
Un grand classique en somme : chercher sous couvert de bonnes intentions à se prémunir d’un échec annoncé… tout en se dotant d’un futur bouc-émissaire!

MM.

Benalla, c’est « Start-up Nation, parce que tu le vaux bien ! »

Benalla, sa lettre de licenciement du Ministère d’Arnaud Montebourg


(tirée du rapport d’enquête du Sénat)

– Elle vaut le coup d’œil !


Nous n’avons rien contre Benalla, bien sûr. Cependant, au regard des qualités qui lui firent défaut à l’époque, – manque de : discrétion, responsabilité et tempérance- on ne peut que s’interroger sur…le pourquoi du choix d’Emmanuel Macron !

En somme, sous Montebourg il s’est fait jeter après…1 mois !

Par sa démonstration rapide de son incapacité à occuper les fonctions de chauffeur -non pas uniquement qu’il ait mal conduit le carrosse, mais par manque de qualités premières intrinsèques requises pour cet emploi-, à priori, il aurait dû être grillé partout, surtout dans un Ministère…

Que nenni, on se dit qu’il a eu beaucoup de chance d’être à nouveau embauché (et à quel poste !) pour ensuite être « faussement » sanctionné, puis déplacé à d’autres postes puis finalement licencié dans des conditions…que nous qualifierons d’optimales. Et tout ceci en une année et des brouettes.

Nous passerons sur sa phase de reconstruction, les contrats à travers le monde ça n’est pas ce qui lui a manqué. Parce qu’un Benalla c’est intelligent, et prévoyant : mener en parallèle de l’Elysée une activité privée, il fallait y penser !

Minimiser les faits, faire confiance, le gouvernement en tant qu’employeur a su faire !

Dans la start-up Nation, mieux vaut être un employé sans qualité mais fidèle, que professionnel aux qualités requises dévoué à sa tâche.

Finalement, à comparer Benalla aux lanceurs d’alerte, mieux vaut être loyal envers son patron qu’envers la Nation !

Benalla, c’est « Start-up Nation, parce que tu le vaux bien ! »

MM.

Monopoly📣, siffler n’est pas jouer

Monopoly📣, un jeu de société non ludique, pour l’intérêt général.
Le but du jeu consiste à vous ruiner par le temps et à trouver des solutions qui s’avéreront ne pas en être.
Monopoly📣 symbolise les aspects apparents et spectaculaires de la condition du lanceur d’alerte, ses chances de réussite se faisant et se défaisant au fil des coups de dés. Le hasard, les lois et le temps jouent une part importante.
✅ L’objectif est de tenir, tester la résistance, trouver des solutions.
Les parties s’avèrent longues, stressantes, et se jouent souvent seul, dans le dénuement le plus complet.

⚠️ Les pions, à l’origine sont de simples employés. Au cours de la partie, ils peuvent se retrouver licenciés, en justice voire même en prison. Le joueur peut difficilement sortir de la partie engagée. Le vainqueur sera celui qui aura tenu dix années avec peut être à la clé une décision de justice mais qui possède de ce fait, le monopole des emmerdes.


A présent, vous aussi, lancez l’alerte !

Monopoly📣, siffler n'est pas jouer
Monopoly📣, siffler n’est pas jouer
Monopoly📣, siffler n’est pas jouer
Monopoly📣, siffler n’est pas jouer

Bonne chance et bon courage !

MM.